«C'est quand il a commencé à marcher que nous avons décelé chez lui les premiers signes de l'autisme : il longeait systématiquement les murs, recherchait les coins... », raconte Virginie, sa mère. A l'époque, Quentin avait 18 mois. À quatre ans, un médecin beaunois a mis des mots sur ses maux. « Nous nous doutions que notre fils était autiste. En être sûrs nous a permis de rendre les premières mesures pour lui venir en aide », explique Virgnie. Une nouvelle vie.
Leur vie, soudain, a pris un nouveau rythme. Si Quentin a pu être reçu au centre de guidance de Beaune, ainsi qu'à l'école maternelle Champagne-Saint-Nicolas, une heure par semaine, Virginie a tout de même dû quitter le poste d'animatrice qu'elle occupait à la mairie de Beaune pour s'occuper de lui. « Vivre au quotidien avec mon fils autiste n'a pas été une expérience trop difficile pour moi. Il n'a certes pas eu, pendant longtemps, d'autre horizon que ses DVD, a toujours des troubles alimentaires depuis qu'il est tombé malade à cause d'un aliment... Mais ce n'est pas insurmontable », précise-t-elle.
Quentin a longtemps ignoré Marine, Alex et Camille, son frère et ses s½urs. « Mais les enfants étaient au courant, ils ont bien réagi et, petit à petit, la confiance s'est instaurée », indique Virginie. L'entourage de la famille ? Chacun y est allé de sa recherche sur internet à l'apparition des premiers signes ou a émis des conseils.
Aujourd'hui, Quentin passe ses journées à l'Institut médico-éducatif de Beaune. « Il progresse, acquiert peu à peu les rudiments du langage, et je respire... », conclut-elle. Toute la famille vit dans l'espoir qu'un jour, communiquer par le langage avec Quentin sera possible.
source : Journal "Le Bien Public" Benjamin Hutter b.hutter@lebienpublic.fr - jeudi 24/09/09
Steven Degrieck était l'intervenant principal de la première Journée d'information sur l'autisme, lundi 21 septembre à Beaune.
Comment aborde-t-on aujourd'hui ce handicap ?
« Les spécialistes de la question essaient désormais de voir l'autisme comme une culture, pas comme une anomalie. A partir de cette base, on peut tenter d'établir une communication sur des règles différentes des nôtres, mais compréhensibles par un autiste. »
C'est le principe de la communication concrète, école que vous représentez...
« Oui. Cette méthode permet de donner une réponse visuelle aux questions que l'on se pose au quotidien. Un exemple : au lieu de dire que l'on va en bus quelque part, on montrera une photo de bus. Cette méthode a fait ses preuves. »