Autisme : un parcours du combattant pour les parents

Autisme : un parcours du combattant pour les parents
Que ce soit dans un milieu scolaire ordinaire ou dans une classe d'intégration, placer son enfant autiste relève la plupart du temps de la gageure. Témoignages.

Pour les parents d'un jeune au­tiste, faire accepter son enfant à l'école ou l'inscrire dans un établissement spécialisé relève souvent du parcours du combattant. «Cette rentrée a été particulièrement chaude, soupire Mireille Lemahieu, présidente d'Autisme France, une association qui regroupe plus de 10 000 familles. On a dû intervenir pour aider une cinquantaine de familles à obtenir une AVS (auxiliaire de vie scolaire, NDLR) pour accompagner leur enfant en milieu scolaire ordinaire ou dans une classe d'intégration.»

Face à l'incompréhension des administrations, certains se trouvent dans des situations aussi dramatiques qu'ubuesques. C'est le cas de Chantal Pignal (Lyon), dont le fils de 20 ans est autiste et reconnu comme tel depuis un an et demi seulement. Jusque-là, il était dans un établissement pour sourds avec troubles associés.

Quand elle a appris le diagnostic, cette mère a souhaité mettre en place un accompagnement spécifique pour son garçon au sein du même établissement. Sur ses propres deniers, elle a fait réaliser un bilan par une psychologue afin de l'organiser, et elle a sélectionné une étudiante qu'elle était prête à payer pour cette prestation.

«J'ai travaillé pendant huit mois pour amener le dossier sur un plateau, j'avais la loi pour moi, et les éducateurs étaient très partants. Mais la Ddass a refusé, sous prétexte qu'il s'agissait d'une prise en charge individuelle dans un établissement collectif», raconte-t-elle.

Éc½urée, elle a repris son fils à domicile en septembre 2008, interrompant son activité professionnelle pour s'occuper de lui, avec l'aide d'étudiants «formés». «Cette année, j'ai repris mon travail et coordonné une prise en charge de 40 heures par semaine. Toute ma paye y passe», continue Chantal Pignal, qui attend désormais une réponse à sa demande de «prestation de compensation du handicap». Un exemple frappant, mais loin d'être isolé.


«J'ai l'impression de tourner en rond»

Dans un livre blanc publié cette année par l'association Autisme France , de nombreuses familles expriment leur désarroi face aux difficultés de prise en charge. Telle cette mère iséroise d'un autiste de 7 ans qui se retrouve déscolarisé, faute de pouvoir bénéficier de l'accompagnement d'une auxiliaire de vie scolaire. «J'ai pourtant tout fait pour faciliter l'entrée de mon fils dans un IME ­(institut médico-éducatif, NDLR), écrit-elle. J'ai déménagé, car la règle est claire : pour qu'un enfant intègre cet institut, ses parents doivent habiter le département et il faut qu'il y ait un véritable projet pour lui. J'étais en formation professionnelle. Aujourd'hui, je vis seule avec mes deux enfants et j'ai dû arrêter ma formation pour garder mon fils, sans aucune prise en charge car il a été accueilli six jours à l'IME... au bout desquels on m'a dit qu'il fallait qu'il parte puisqu'il y avait un manque de place (...). Je l'ai inscrit à l'école primaire. Il y est resté cinq jours, mais, sans auxiliaire de vie, impossible de continuer. J'ai l'impression de tourner en rond.»«Nous sommes devenus malgré nous des véritables professionnels de notre enfant», constate avec humour la mère d'un jeune autiste de 6 ans.

» La prise en charge de l'autisme reste un problème majeur

[ Reactie posten ] [ Geen reacties ]

# Gepost op dinsdag 06 oktober 2009, 05u54

Cet enfant, c'est le drame de ta vie!

Cet enfant, c’est le drame de ta vie!
Combien de fois mon père a-t-il pu me répéter cette phrase après qu'Adam ait été diagnostiqué autiste, en mai 2006, à l'hôpital Robert Debré! Après une attente de presque un an, le verdict était tombé. Adam n'avait pas trois ans. Bien sûr, je m'attendais à cette annonce; ses comportements bizarres, parfois agressifs, il les avait depuis qu'il était bébé. Mais j'avais conservé une lueur d'espoir, que l'on me dise qu'Adam ne souffrait que d'un simple retard de langage.



La vie en a décidé autrement, Adam était autiste et la médecine ne pouvait même pas me dire quelle serait l'évolution de mon enfant dans les prochaines années. « Il est trop jeune », m'avait dit le docteur, « il faut revenir dans dux-huit mois pour procéder à une nouvelle évaluation », et on m'avait rendu Adam en me donnant rendez-vous avec une assistante sociale de l'hôpital pour remplir le dossier d'allocation pour l'éducation des enfants handicapé... Notre vie a basculé à ce moment là, nous étions entrés dans le monde de l'enfance handicapée.

Après plusieurs jours, durant lesquels j'ai été totalement effondrée et désorientée, la vie a repris ses droits. Il fallait réagir pour Adam, trouver les prises en charges les plus adaptées – seule, puisque l'hôpital n'avait communiqué aucun nom, pas le moindre renseignement pratique.

D'abord l'orthophonie, avec une question unique, posée par tous les parents d'enfants souffrants de TED: Adam parlera t-il un jour? L'orthophoniste, qui m'avait été recommandée par les parents d'un enfant autiste, m'avait simplement répondu que certains enfants autistes parlaient, d'autres non. Son travail consistait à leur donner des outils de communication, quels qu'ils soient.

Ensuite la psychomotricité. Je me rappelle avoir téléphoné à la psychomotricienne, en m'excusant presque de la contacter pour savoir si elle pouvait prendre en charge mon petit garçon autiste. Elle avait trouvé ma question étonnante car c'était son travail quotidien. Mais j'avais eu tellement de déconvenues auprès de professionnels de la petite enfance depuis qu'Adam était petit, à cause de son comportement, que je me sentais obligée d'annoncer ses troubles lors de toute première prise de contact. Quoi de pire que de se voir refouler parce que l'on a soi disant « dissimulé » l'état de santé de son enfant! J'en avais fait l'amère expérience à différentes reprises.

Nous avons connu des hauts et des bas dans les mois qui ont suivi. Les progrès étaient loin d'être évidents, même si les gestes d'auto-mutilation avaient disparu, ce qui n'était pas rien. Au niveau langage, aucune production ou presque. En psychomotricité, toujours un retard important (décalage d'environ deux ans par rapport à son âge). Des crises fréquentes à la moindre frustration. Un échec en ce qui concerne l'intégration à l'école. Adam allait-il être le drame de ma vie?

Envers et contre tous, j'ai continué à faire confiance à Adam. J'ai aussi cessé de pointer ce qui n'allait pas pour me focaliser sur ses progrès, si minimes soient-ils. J'ai noté sur un petit cahier tous les mots qu'il disait, les chansons apprises et parfaitement reproduites, les exercices réussis à l'école avec son AVS, les comportements adaptés...

Après deux années de prises en charge intensives, de doutes et de remises en question, Adam est enfin sorti de sa bulle. Non Adam, tu n'es pas le drame de ma vie et tu m'as appris que le bonheur peut être très simple. Un sourire, un baiser ou un câlin de ta part suffisent à illuminer ma journée.

# Gepost op vrijdag 02 oktober 2009, 02u36

Des soins personnalisés pour Lucas

Des soins personnalisés pour Lucas
«Quand Lucas est né, c'était un bébé tout blond, tout mignon, le genre de bébé que l'on choisit pour les publicités... »

Séverine Barabinot, une jeune Testerine âgée de 29 ans, mère de trois garçons de 4 à 10 ans, dont Lucas, 8 ans, se souvient : « Rien ne laissait supposer que Lucas allait avoir des problèmes de comportement. Or, vers l'âge de 18 mois, nous avons été convoqués à la crèche. Lucas se montrait violent avec les autres enfants, mais aussi envers lui-même. » Le parcours du combattant allait commencer pour les parents de Lucas, Séverine et Nicolas, passant d'une consultation en pédopsychiatrie à une autre sans jamais que le bon diagnostic soit posé. « On nous parlera même de schizophrénie infantile ! » Le diagnostic pourtant sera donné : Lucas est atteint d'autisme atypique.

Il ne peut aller à l'école

Séverine raconte le long parcours mené pour que Lucas trouve enfin un traitement adapté à son cas. Car s'il n'existe pas de traitement de l'autisme, un encadrement personnalisé permet souvent d'améliorer les symptômes et la qualité de vie : « Nous avons tout essayé, mais nous nous heurtons à des murs d'incompréhension. Lucas ne peut être scolarisé, nous l'avons tenté, mais son comportement faisait en sorte qu'il ne pouvait s'intégrer à un groupe. Et les enseignants ne sont pas formés à ces situations. »

La prise en charge des enfants autistes ? Elle a lieu en centres spécialisés. Soit les Instituts médico-éducatifs (IME), les hôpitaux de jour et Centres d'accueil thérapeutique à temps partiel, comme l'Institut thérapeutique éducatif pédagogique d'Andernos, ici sur le Bassin, mais qui n'accueille que des enfants atteints de simples troubles de comportement ou en souffrance sociale.

Mais le cas de Lucas est spécial : « Il n'est pas assez atteint, ou trop, suivant les instituts. On a du mal à avoir un diagnostic avec l'autisme atypique car trop de médecins ne parlent d'autisme que si tous les critères sont bien présents sinon ce n'est pas de l'autisme ! Nous en sommes là, avec Lucas. »

Angoissé par l'extérieur

Séverine ne veut pas se plaindre : « Nous sommes une famille unie, mon mari travaille. Mais la vie à la maison est difficile. Lucas ne sort pas, il passe sa vie devant son ordinateur, à écrire. Il a appris à écrire en quinze jours ! Il a sa façon de fonctionner. Mais je ne peux l'enlever de son monde. Si nous devons sortir, pour aller chercher ses frères à l'école, il faut l'y préparer psychologiquement. »

« Il y a aussi le regard des gens, poursuit Séverine. Faire des courses dans un magasin peut se révéler impressionnant. Lucas va vers les gens et il est soit très gentil soit au contraire extrêmement violent... Il est angoissé par l'extérieur. » Séverine vit donc ce que vivent beaucoup de parents d'enfants autistes. Elle se retrouve seule, sans aucune aide, sans trop personne à qui parler : « Heureusement, je suis entourée par ma famille. »

La méthode ABA

Séverine Barabinot connaît bien sûr l'association Pas à Pas Aquitaine, créée afin de pallier le manque de soutien et de structures pour les enfants autistes. Elle préconise notamment l'Analyse appliquée du comportement, dite « ABA », qui vise à réintégrer les enfants dans le cursus scolaire. Cette méthode, encore peu répandue en France, est fondée sur des techniques d'analyse et de stimulation du comportement de l'enfant. Les enfants progressent et acquièrent de nombreuses capacités, on a même parlé de guérison dans certains cas : « J'y suis extrêmement favorable dans le cas de Lucas, mais il faut aller à Gradignan tous les jours. C'est trop cher pour nous. Pourtant les résultats semblent spectaculaires. À terme, il peut intégrer un cursus scolaire, notamment s'il est accompagné d'une auxiliaire de vie. »

Ce témoignage, Séverine Barabinot l'a voulu comme un « cri du coeur ». Afin que les décideurs publics se penchent sur la situation d'enfants comme Lucas qui ne trouvent leur place nulle part afin d'être soignés : « Je ne suis pas la seule à vivre cela, malheureusement, dit-elle. »
[ Reactie posten ] [ Geen reacties ]

# Gepost op vrijdag 02 oktober 2009, 02u28

Le parc Disneyland et la fondation Orange soutiennent le collectif Autisme d'Ile de France

Le parc Disneyland et la fondation Orange soutiennent le collectif Autisme d’Ile de France
Le jeudi 8 octobre 2009, le Collectif Autisme Ile-de-France Ouest, La Fondation Orange et Disneyland Paris organisent la journée organisée en faveur des personnes autistes au Parc Disneyland

Dans le cadre de son engagement pour améliorer la qualité de vie des personnes autistes, la Fondation Orange, en collaboration avec Disneyland Paris, convient 130 personnes autistes et leurs accompagnateurs du collectif à une journée de magie et de découverte au Parc Disneyland.

Le Collectif Autisme Ile-de-France Ouest est une association loi de 1901 créée en 2008, regroupant 8 associations de parents de personnes autistes (et 3 associations liées) qui gèrent 18 établissements d'accueil et de vie dans les départements des Yvelines et du Val d'Oise.
[ Reactie posten ] [ Geen reacties ]

# Gepost op vrijdag 02 oktober 2009, 02u25

JOHN TRAVOLTA: “Oui, mon fils était autiste”

JOHN TRAVOLTA: “Oui, mon fils était autiste”
Le procès concernant la mort du fils de John Travolta se poursuit aux Bahamas. L'acteur et sa femme Kelly Preston sont retournés sur l'Île pour la première fois depuis le décès de Jett d'une crise cardiaque, en janvier dernier. La star de Hairspray a commencé à témoigner à la barre, pour raconter les derniers moments de son fils et la tentative d'extorsion dont il a été victime. Et pour la première fois, John Travolta a reconnu que son fils souffrait d'autisme, après avoir nié pendant de nombreuses années.

“Il était autiste et pouvait faire des crises d'épilepsie 5 à 10 fois par jour, a-t-il déclaré. Ces crises duraient entre 45 secondes et une minute et il pouvait ensuite dormir pendant douze heures”.

Longtemps, l'acteur, fidèle adepte de l'église de Scientologie, a assuré que Jett souffrait de la maladie de Kawasaki, une cardiopathologie infantile qui endommage les artères et qui peut provoquer des complications cardiaques et des infarctus. En effet, La Scientologie ne reconnait pas l'autisme et considère que les enfants peuvent s'auto-soigner au sein de l'enseignement religieux.

En prononçant ces déclarations au tribunal, John Travolta serait-il en train de se désolidariser de la Secte des stars?

La star a aussi évoqué les derniers moments de son fils, retrouvé inanimé dans sa salle de bain par sa nounou, et il a raconté comment il avait tout fait pour le réanimer, en vain. John Travolta et Kelly Preston revivent, avec ce procès, les souvenirs les plus terribles de leurs vies. Le verdict n'est pas attendu avant plusieurs semaines.

Tags: Bahamas, extorsion, Jett, John Travolta, Kelly Preston, procès, Scientologie
[ Reactie posten ] [ Geen reacties ]

# Gepost op vrijdag 02 oktober 2009, 02u20