Soigner l'autisme par le jeu

Soigner l’autisme par le jeu
La méthode des 3i (pour intensif, interactif, et individuel) pourrait changer la vie des 180.000 autistes recensés en France par l'Inserm. Concrètement, il s'agit de stimuler les enfants atteints de cette pathologie par le jeu, avec des bénévoles qui lui rendent visite chaque semaine pour simplement jouer avec lui. Et, petit à petit, contribuer à le sortir de son enfermement.

A Aussonne, près de Toulouse, la mère du petit Albin, 2 ans et demi, qui ne parle pas, a décidé d'opter pour cette méthode. "Si on ne fait rien, le risque c'est que les troubles augmentent, explique Anne-Marie. On le stimule beaucoup, et ça va être complété par l'intervention des bénévoles. En prenant des techniques de ce type, intensives, on a plus de chances de sortir l'enfant de l'autisme."

Anne-Marie et son mari ont donc aménagé dans leur maison une salle de jeu. "Il faut que ce soit une espèce de cocon, dans lequel l'enfant se sente bien, avec beaucoup de choix de jeu, pour que toutes les dimensions de la personnalité soient sollicitées."

Il ya quelques mois, Anne-Marie a contacté l'association Autisme Espoir vers l'école. Sa présidente, Catherine de La Presle, lui a conseillé la méthode 3i, qu'elle avait elle-même testé avec succès sur son petit-fils.

Ne restait alors à la mère d'Albin qu'à trouver des bénévoles. Elle a alors contacté la presse locale. "Les gens ont été vraiment très réactifs, se félicite-t-elle. J'ai reçu beaucoup d'appels." Anne-Marie espère désormais que d'ici un an la vie de son fils aura changé.

# Gepost op dinsdag 20 oktober 2009, 02u31

Découverte d'un nouveau gène lié à l'autisme

Pays-Bas - L'équipe du Dr de Jonge de l'université d'Utrecht a mis au jour un nouveau gène impliqué dans l'apparition de l'autisme. Celui-ci se retrouverait aussi dans le cerveau des patients déjà atteints d'autisme.

Les chercheurs ont analysé les caractéristiques génétiques de plus de 1.000 familles dont un ou plusieurs membres sont atteints d'autisme. Ils les ont ensuite comparées à celles des membres sains de ces familles. Ils ont ainsi pu tracer le gène sémaphorine 5A en partie responsable du développement de l'autisme.

La variante de ce gène permet d'expliquer l'origine de l'autisme, mais ce n'est pas le seul facteur qui contribue à l'émergence de la maladie. Les chercheurs ont ensuite comparé l'activité du gène sémaphorine 5A dans le cerveau de vingt patients autistes et de dix personnes non autistes. Dans le cerveau des patients atteints d'autisme, le gène est considérablement moins actif.

Le gène sémaphorine 5A serait impliqué dans le contrôle des ramifications des neurones en développement. Les cellules nerveuses communiquent les unes avec les autres via des connexions entre elles. Le Dr. Maretha de Jonge explique : "La mauvaise communication entre les aires cérébrales pourrait aussi être la cause de l'autisme."

L'autisme est un trouble du développement sévère, les patients souffrent de problèmes d'interaction sociale et la communication. Il est considéré comme le trouble psychiatrique le plus fortement déterminé par des facteurs génétiques.



[ Reactie posten ] [ Geen reacties ]

# Gepost op dinsdag 20 oktober 2009, 02u27

perroquet qui danse ???

un tit peu d humour dans ce monde de brut bizzzzzzzzzzzzz

# Gepost op zondag 11 oktober 2009, 19u03

TéMOIGNAGES DE PARENTS EN DéTRESSES ET on me dit que ca avance qd on est pas concerné c est facile pffff

TéMOIGNAGES DE PARENTS EN DéTRESSES ET on me dit que ca avance qd on est pas concerné c est facile pffff
J'ai plus ou moins perdu le sens de l'humour ces derniers temps. C'est con, parce que ça m'avait plutôt été utile pour traverser bien d'autres moments pénibles. J'ai bizarrement du mal à sourire, et quand je me laisse aller, je me laisse aller à pleurer.


Isolation (photo: mkorchia)
Ça fait exactement six semaines, et je cherche déjà la caméra cachée... Je dois être en plein dans la phase de déni des cinq étapes du deuil, ça doit être ça.

En six semaines, je n'ai pris que deux bains chauds, je n'ai fait ni masque, ni gommage, je ne me suis pas acheté une seule fringue, je n'ai pas embêté une seule fois mon amoureux pour que l'on parte en week end (ni pour autre chose d'ailleurs), et je me suis maquillée uniquement pour mes apparitions professionnelles. J'ai pris deux cafés en terrasse, j'ai lu un seul bouquin hors autisme, et je n'ai même pas terminé ce merveilleux Fante (Le vin de la jeunesse) que j'avais commencé il y a sept semaines... Il est toujours posé, sur la table de nuit, ouvert à la dernière page de ma vie d'avant, ou de ma vie tout court, je ne sais pas.

De ma vie futile – mais bon, je la valais bien, cette vie-là, je m'étais battue si longtemps pour l'avoir celle là! – il ne reste rien.Plus de temps entre le boulot, Adrien et surtout Stan. Plus d'espace libre dans ma tête pour penser à autre chose que l'autisme de Stan et à nos plans de bataille. Plus d'argent, puisque une grande partie de mon salaire de cadre sup' va passer dans la prise en charge ABA. Plus d'énergie pour faire autre chose que m'écrouler chaque soir.

Ça fait six semaines que ça dure. Je sais qu'il ne faudrait pas que ça dure beaucoup plus. Mon amoureux va se lasser, je vais m'épuiser, ma performance au boulot va en souffrir.

J'ai lu un livre dans l'avion hier, et j'ai souri à un peu d'humour noir – un peu d'humour noir posé sur le handicap mental des enfants de Jean-Louis Fournier dans Où on va, papa?. Je me suis dit que je voulais partager ça avec vous, parce que ça m'a fait du bien, et que plus on est de fous, plus on rit.
.Tags:
bilan, déni, difficultés, lectures, tristesse
7 Commentaires

yayie

5 octobre 2009 • 10:12 .allez courage !!!! je trouve que ta note se termine sur du positif !!!!

déjà tu as fait le point au bout de 6 semaines et tu as remarqué que ta vie a changé !!! mais toutes ces choses tu les faisais avant de savoir donc elles vont revenir, il faut juste te laisser le temps de les réintégrer dans ton emploi du temps.


Alicia McLoughlin

5 octobre 2009 • 10:40 .Ma chère Béa,

je me retrouve bien dans ton récit, même si pour nous cela fait 2 mois que nous avons le diagnostic, 2 mois plus tard, c'est toujours aussi difficile... Ce n'est pas rassurant je sais, mais ditto pour notre vie privée à mon mari et moi, et il n'y a pas un instant de la journée où je ne pense pas à l'autisme de ma fille... Aucun répit et aucun soulagement – et pourtant, et pourtant – je reste persuadée qu'il y a des parents qui sont dans des situations et des détresses pires que les nôtres et je me « rassure » un peu en me disant qu'un jour les choses iront mieux – en tout cas je l'espère... Il faut y croire mais c'est pas facile...
Tu sais moi ce qui me fait le plus mal c'est de ma dire que je ne pourrai certainement jamais emmener ma jolie poupée à Eurodisney, ou encore l'emmener faire du shopping avec moi... Là ça me fait mal...


BEATRICE

5 octobre 2009 • 10:53 .Merci Alicia, je sais tout çà en fait, je sais qu'il y a pire, je sais que çà va s'arrêter. Evidemment; En m^me temps, bon, une fois de temps en temps, çà fait du bien d'être juste tout à fait indécente , égoiste et de gémir un bon coup ;-). C'est marrant que tu me parles d'Eurodisney parce que je me suis fait la m^me réflexion, tout à fait ridicule, vu le contexte, que j'aurais bien aimé revivre ce que j'avais vécu avec Arien , la première fois qu'il est allé à Eurodisney ;-)
Pour le shopping de toutes manières, c'est grillé, suis fauchée ! mouarf !
De toutes manières il faut toujours que j'aille toucher le fond de la piscine avant de remonter, donc là je dois pas être loin du fond, çà ne va pas tarder à aller mieux


Cécile

5 octobre 2009 • 10:54 .Ma Chère Béatrice,
Tu es dans une phase post diagnostic, que nous connaissons toutes et tous à un moment donné.
Je suis passée par là. Je te rassure en te disant que la vie reprend ses droits après un temps plus ou moins long, selon dépend des personnalités.
Mon conseil, c'est que quelque soit le temps que te prennes les enfants, pense toujours à toi. Tu as une vie à mener. Aller chez le coiffeur, se maquiller, faire du shopping,..., c'est du temps pour toi toute seule et il faut le trouver et le prendre. C'est très important. idem pour les sorties entre copines.
Pour le couple, c'est aussi une phase très délicate à gérer, j'en sais quelque chose, j'y ai laissé le mien. Essayez de faire garder les enfants pour être seuls et discutez. Votre vie ne pourra plus être celle à laquelle vous aviez pensé. Il faut en être conscient.
Quant à l'argent, c'est une question de tous les jours à la maison. Parfois, il y a en a, parfois non. Maintenant, Axel est philosophe : quand c'est une semaine pâtes et jambon, il me dit en plaisantant que mes clients ne m'ont pas payés !!! Finalement, c'est aussi un bon apprentissage pour lui, tout ne tombe pas toujours tout cuit.
Il faut toujours garder le sens de l'humour et en cas de coup de blues, ça fait toujours du bien d'évacuer en pleurant.
Courage


Cécile

5 octobre 2009 • 11:01 .Les filles, Pour Eurodisney, ce n'est que partie remise : Adam aime beaucoup y aller maintenant et il s'éclate sur les manèges.
En plus, l'accessibilité pour les personnes handicapées est très bien faite.


Caroline

5 octobre 2009 • 11:58 .Chère Béatrice,

Infirmière,j'ai senti que mon enfant était différent très tôt.............

Je n'ai eu le diagnostique qu'au mois de juin2009,je me suis battue toujours seule.En maternelle quand j'ai parlé d'autisme la directrice m'a dit » oh pas de grands mots ».

Je compatie à ta douleur et dans les étapes du deuil je parlerai d'après ce que tu dis plutôt du choc après l'annonce.Et puis l'annonce d'une maladie est un peu différente des étapes du deuil,mais j'aime beaucoup ton approche.
A te lire je remarque tes ressources:ton humour qui n'est pas tout à fait éteind,le papa de ton enfant,ce blog,...ton travail.

J'ai connu ce que tu vis..........pas tout à fait car chaque expérience est différente,mais toutes les mamans pourront te decrire avoir vécu les même moments de doutes et de découragement,avec le temps il sont toujours présents mais plus courts pour moi.

Alors comme mon médecin me l'a dit: »OCCUPES TOI DE TOI AVANT TOUT,NE T'OUBLIES PAS ».

Ma chère Béatrice celà me désole que tu sois dans cette souffrance mais sache que celà va te faire devenir plus forte.Toutes ensembles ici avec des femmes aussi merveilleuses que toi ,Nathalie,Véronique,Cécile,Alicia,Yayie...et toutes sans exceptions on va transformer cette expérience en une très belle aventure.

Prends soins de toi,une seance coiffure,piscine,détente que tu aime,PENSES A TOI!TOI!TOI! Et n'en ai pas de honte,ni de culpabilité.

Ce que tu décris au sujet de toucher le fond c'est la résilience,l'etre humain s'adapte c'est ainsi et tu as toute l'intelligence et la sensibilité pour Béatrice,courage.

Je t'embrasse et voudrais tellement t'aider...en tous cas des pensées positives t'accompagnent.


Alicia McLoughlin

5 octobre 2009 • 14:54 .Merci à toutes, une chose est certaine, il y a un support fou parmi les parents d'autres enfants autistes et c'est magnifique... Cécile ça me rassure pour Disney, je pense que ça reste important de pouvoir faire des choses « normales » avec eux. Et puis mon rêve vraiment c'est d'emmener les deux, pas seulement mon fils aîné!!!
En même temps, je n'ai pas le rôle le plus difficile puisque c'est mon mari qui est à la maison pendant que je travaille et donc si quelqu'un à du mérite, c'est bien lui plus que moi!!!
Bisous à toutes les mamans et tous les papas!!!
Alicia

# Gepost op dinsdag 06 oktober 2009, 06u32

La prise en charge de l'autisme reste un problème

La prise en charge de l'autisme reste un problème
Le dépistage précoce de cette terrible maladie a beaucoup progressé depuis dix ans.

Qu'est-ce que les avancées de la recherche ont changé dans la prise en charge de l'autisme, ou plutôt des autismes, tant ce «trouble envahissant du développement», dont on ne connaît pas encore précisément les causes, revêt des formes diverses ? Pour les patients, mais aussi pour leurs parents et leurs proches, toujours en quête d'espoir, la question est cruciale, urgente même. «La recherche apporte des réponses sur le long terme, mais pour un parent dont l'enfant est malade, c'est le court terme qui compte avant tout», rappelait vendredi à Paris, lors du colloque «Autisme : de la recherche aux pratiques» organisé par la Fondation de France, une jeune femme atteinte du syndrome d'Asperger, forme particulière d'autisme marquée par un handicap social plus léger.

Face à cette impatience ô combien légitime, les médecins et les scienti­fiques venus dresser le bilan du programme de recherche lancé en 1999 par la Fondation de France, ont clairement annoncé la couleur. «Les prises en charge ont été améliorées, mais elles n'ont pas radicalement changé la vie des malades, reconnaissait humblement le Pr Bruno Falissard, psychiatre (Faculté de médecine Paris-Sud/Inserm) et président du Comité autisme et développement de la Fondation de France. Il reste beaucoup à faire y compris pour évaluer ce que nous faisons aujourd'hui.»

Pourtant, certains acquis sont irréversibles. Le «tout-psy» des années 1970, auquel des générations de mères (suspectées d'être, par leur attitude, à l'origine des troubles de leur enfant) ont payé un lourd tribut, a été totalement remis en question. Y compris par les psys eux-mêmes. «Nous savons maintenant qu'il y a une corrélation statistique entre certains marqueurs génétiques et l'autisme, et que le cerveau d'un autiste est très différent du nôtre. En outre, nous sommes capables aujourd'hui de dresser des tableaux cliniques beaucoup plus fins qu'il y a vingt ans», poursuit le Pr Falissard.


«Un régime riche en jeux sociaux »

L'amélioration du diagnostic précoce, et donc de la prise en charge de l'enfant dès son plus jeune âge, lorsque sa plasticité cérébrale est à son maximum, est sans aucun doute le progrès le plus notable. «C'est dans la première année de vie que l'on repère les premiers signes de la maladie, confirme le Pr Catherine Barthélémy, pédopsychiatre au CHRU Bretonneau de Tours, en présentant les résultats de tests d'évaluation cognitivo-sociale qui montrent, chez l'enfant autiste, un «développement hétérogène et asymétrique» de ses capacités de communication et d'interaction avec son environnement. Et de prescrire, pour ces petits de moins de quatre ans, «un régime riche en jeux sociaux, basés sur la sérénité, la disponibilité et la réciprocité afin de permettre à l'enfant d'améliorer sa capacité à s'ajuster à l'autre, à le regarder au bon endroit, à l'entendre».

Le point le plus délicat, et le plus conflictuel, consiste ensuite à trouver la, ou plutôt les méthodes thérapeutiques les mieux adaptées aux besoins du malade dans les différentes étapes de sa vie, le tout en y associant ses proches. Thérapies comportementales (ABA, Teacch) psychothérapie, phsychomotricité... : pendant longtemps ces disciplines se sont fait la guerre «au risque de renforcer le clivage de ces enfants», déplore la psychanalyste Marie-Dominique Amy, agacée par ces incessantes querelles de chapelle. «On sait aujourd'hui qu'il n'y a pas un, mais des autismes : rien n'est pire qu'un programme standard, car tous les patients sont différents. L'approche monodisciplinaire ne peut conduire qu'à des catastrophes.»

Reste que si les compétences existent, elles sont le plus souvent disséminées dans des structures et des institutions variées (école, centre de soins...) qui ne travaillent d'ordinaire pas ensemble. Le Pr Charles Aussilloux, pédopsychiatre au CHU de Montpellier, propose, dans le cadre de l'application du plan autisme 2008-2010, de «faire converger ces compétences sur un lieu bien identifié, à l'échelle d'un département, par exemple, afin de répondre aux besoins de proximité mais aussi aux besoins particuliers de l'enfant ou de son entourage au sens large. Par exemple, pour venir appuyer les instituteurs et les professeurs, trop souvent livrés à eux-mêmes».

Il y a urgence. Selon le Comité national d'éthique, l'autisme concerne de 5 000 à 8 000 nouveau-nés chaque année en France, soit une naissance sur 150. Dans 10 à 25 % des cas, il est associé à des maladies génétiques connues, tel le syndrome de l'X fragile, le syndrome de Rett ou la sclérose tubéreuse. Il n'existe à ce jour aucun traitement curatif.

[ Reactie posten ] [ Geen reacties ]

# Gepost op dinsdag 06 oktober 2009, 05u58